24/11/2008

Joan Miro

miro portrait [web520]Joan Miro, peintre espagnol, est né à Barcelone le 20 avril 1895, dans famille de bonne bourgeoisie. En 1912, après avoir étudié à l'Ecole des Beaux-Arts de Barcelone, il entre à l'académie de Gali. Il subit alors l'influence de l'architecte Antonio Gaudi et de la peinture romane. Mais les progrès du jeune Miro sont très lents en dessin et son père décide de le retirer de l'académie et le place en apprentissage chez un commerçant. 

A l'âge de 19 ans, après avoir soigné une maladie à Montroig où ses parents ont une propriété, Miro décide de se consacrer entièrement à la peinture. Dès cette période, il subit l'influence des fauves. En 19I7, il réalise une série de portraits où l'on découvre l'influence de Van Gogh. Déjà, Miro a un style très personnel: il supprime les détails inutiles et réduit sa peinture à l'essentiel.

 la ferme 1921 [web520]


Joan Miro - La ferme - 1921

abstraction 1935 [web520] 


Joan Miro - Abstraction

amour d'hirondelle [web520] 


Joan Miro - Amour d'hirondelle
En 1918, il exécute une série de paysages à Montroig: La Maison au Palmier et L'ornière. Sa première exposition a lieu cette même année chez Dalmau à Barcelone. En 1919, de mars à juin, il fait sont premier séjour à Paris où il rend visite à son compatriote Picasso dont il subit l'influence. L'année suivante, il s'installe rue Blomet, mais séjourne alternativement à Montroig et à Paris. Miro entre alors en contact avec les surréalistes et en particulier avec Masson, Tzara, Reverdy et Jacob. Miro déclare à ce sujet: 

J'ai rencontré les surréalistes tout à fait par hasard. Gargallo, qui était professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Barcelone, et que je connaissais, avait un atelier à Paris, et quand je vins vivre à Paris, il le mit à ma dispo­sition. L'atelier se trouvait au 45 de la rue Blomet, et mon voisin était André Masson. C'est par lui que j'appris à connaître les surréalistes. Mais je n'ai jamais signé un seul de leurs manifestes. Au contact des poètes surréalistes, quelque chose m'est apparu clairement, et c'est cela qui comptait pour moi dans le surréalisme: la nécessité de vaincre la peinture. La peinture surréaliste en elle-même ne m'intéressait pas spécialement. Je devinais qu'il y avait en­core quelque chose de plus grand, que la peinture pouvait être encore quelque chose de plus que cela. En quoi l'influence des surréalistes a consisté pour moi? Dans la victoire sur la réalité visuelle.

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Joan Miro - Carnaval d'Arlequin - 1924
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Joan Miro - Danseuse II
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Joan Miro - Intérieur hollandais
Miro peint alors La Table (Nature morte au lapin) (1920), Table au Gant (1921) et surtout La Ferme, le chef-d'oeuvre de cette période, qui, avec L'Epi de Blé et La Fermière donne déjà une impression d'irréel et de surnaturel. Mais c'est avec Terre Labourée (1925-1924) que Miro fait un saut dans le surréalisme. Dans Maternité (l924) et Carnaval d'Arlequins, il réduit les figures humaines à des signes géométriques qu'il transforme en symboles, en hiéroglyphes. 

En 1926, année où il réalise les décors et les costumes pour Roméo et Juliette (avec Ernst), il expose à la Galerie Pierre. Cette seconde exposition à Paris suit celle qui avait eu lieu à la galerie La Licorne en 1921. En 1928, Miro fait un voyage en Hollande. De retour de son voyage, il exécute une série de toiles intitulées Intérieur Hollandais où il parodie les peintures qui l'ont le plus impressionné. Suit alors une période d' "assassinat de la peinture": Miro réalise une série de collages et de peintures objets à l'aide de morceaux de bois, de papiers, du fil de fer, des plumes, des chaînes, de la ficelle, du papier de verre, des cartes postales et même du sable.

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 Joan Miro - Terre labourée - 1923
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  Joan Miro - Escargot, femme, fleur, toile
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  Joan Miro - Espagne
En 1930, il expose ces objets à la Galerie Goemans. En 1932, il exécute les décors et les costumes pour les ballets Jeux d'Enfant. De 1932 à 1934, le ton de sa peinture change: il devient plus grave, plus pathétique, plus vrai. L'humour fait peu à peu place à la mélancolie et à une plus grande rigueur formelle. C'est la période de Escargot, femme, fleur, étoile (1934), Femme (1934, pastel) et L'Homme à la Pipe (1934, pastel).

De 1934 à 1937, la figure humaine fait à nouveau apparition, mais elle reste déformée: Modèle montant un escalier (1937, crayon), Figure en état de métamorphose (1956, gouache). En 1937, Miro réalise une grande fresque pour le pavillon espagnol de l'Exposition Internationale de Bruxelles. En 1938, il peint Nature-morte au vieux Soulier: Miro, subissant le désespoir de la guerre civile, devient plus pessimiste. De août 1939 a mai 1940, il séjourne à Varengeville, près de Dieppe, où il peint Vol d'Oiseaux et où il commence la série de 23 tableaux intitulée Constellations qu'il terminera en 194I.

 femme assise 1983 [web520]


Joan Miro - Femme assise
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 Joan Miro - Constellation
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 Joan Miro - Les échelles en roue de feur traversant l'azur - 1953
En 1940, il retourne à Barcelone, puis, devant l'invasion allemande, se réfugie à Palma de Majorque (Baléares). Dès 1942, il réalise en collaboration avec son ami Artigas, plusieurs céramiques dont certaines sont monumentales. Les principales toiles de cette périodes sont: Femme et oiseau devant le soleil (1944), Danseuse espagnole (1945), Danseuse écoutant jouer de l'orgue dans une cathédrale gothique (l945), Le Soleil rouge ronge l'araignée (1948). 

En 1947, Miro se rend en Amérique où il exécute plusieurs fresques dont la principale est celle de l'Hôtel Plaza à Cincinnati. L'année suivante, il rentre en Europe et travaille à plusieurs livres de lithographies. 

En 1950, il illustre Parler Seul de Tristan Tzara. En 1953, il expose à la Galerie Maeght à Paris et, l'année suivante, remporte le premier prix de gravure de la Biennale de Venise. En 1955, il réalise, en collaboration avec Artigas, la façade de l'Unesco à Paris et exécute une série de tableaux sur le thème des oiseaux. En 1956, il expose à Bruxelles et Amsterdam. Dès lors, sa production picturale n'a jamais diminué de quantité ni de valeur.

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Joan Miro - L'oiseau au regard calme
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Joan Miro - L'or de l'azur
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Joan Miro - La leçon de ski.
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Joan Miro - Le port - 1945
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Joan Miro - Libellule aux ailerons rouges
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Joan Miro - Main attrapant un oiseau

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23/11/2008

Roberto Matta

Matta1982 [web520]Roberto Matta Echaurren est né en 1911 à Chiloe (Chili). Il fit d'abord des études d'architecte, puis monta une affaire de décoration à Santiago qu'il abandonna pour voyager en Italie, en Espagne, en Yougoslavie et en Russie. 

En 1934, il travaille dans l'atelier de Le Corbusier. En 1937, il rencontre en France l'anglais Gordon Onslow Ford et décident tous deux de devenir peintres. Matta fait la connaissance de Picasso, Dali et Breton qui l'encourage vivement. Ce n'est qu'en 1938 qu'il peint ses premières grandes toiles et qu'il réalise la série des Morphologies psychologiques.

Invasion de la nuit 1941 [web520]


Roberto Matta - Invasion de la nuit - 1941

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Roberto Matta - Elle loge la folie - 1970
Homere-II [web520]
Roberto Matta - Homère II
En 1959, Matta, accompagné de son ami Ford, se rend aux Etats-Unis où il établit le contact entre les peintres amé­ricains et les surréalistes exilés. Matta participe alors aux principales ex­positions surréalistes et, dans ses peintures, les personnages deviennent de plus en plus émaciés. On reconnaît là un style voisin de Wilfredo Lam: Le Vertige d'Eros, Pour échapper à l'Absolu (1944), L'Espace et le Je (1944), Les Célibataires quarante ans après (1942), Le Vitreur (1944 - disparu).  

La peinture de Matta devient alors de plus en plus engagée: le peintre y caricature les hommes en les transformant en monstres filiformes, il accuse la société en peignant ses vices (Le Sexspectacle, 1953). Ses peintures deviennent un fouillis de signes graphiques qui se mêlent, s'entrelacent, créant une atmosphère très lyriques: La Pomme du Savoir (1943), Elminonde (1943), Science, Conscience et Patience du Vitreur (1944). 

Revenu en 1949 en Europe, Matta séjourne en Italie et en France, puis est exclu du groupe surréaliste.

je m'honte 1948 [web520] 


Roberto Matta - Je m'honte - 1948

joueurs d echecs 1954 [web520]


Roberto Matta - Joueurs d'échecs - 1954
la terre est un homme [web520]
Roberto Matta - La terre est un homme
la vitre du fond des terres [web520]
Roberto Matta - La vitre du fond des terres

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22/11/2008

André Masson

AndreMassonAndré Masson, peintre français, est né le 4 janvier 1896 à Balagny (Oise). Après des études à Bruxelles, puis à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, il séjourne en Italie, puis se fixe à Paris. Il s'intéresse et étudie Poussin, Delacroix Uccello, Greco, Piranèse, Héraclite, Nietzsche, Sade et Lautréamont. 

Masson devient l'ami de Juan Gris et subit alors l'influence du cubisme. Sa première exposi­tion a lieu en 1924 à la galerie Simon. Il y expose des natures mortes d'influ­ence cubiste. Masson se joint alors au groupe surréaliste avec lesquels il expose souvent.

 dans la tour du sommeil 1938 [web520]


André Masson - Dans la tour du sommeil - 1938
hôtel des oiseaux 1938 [web520]
 André Masson - Hôtel des Oiseaux - 1938
De 1925 à 1930, il exécute de nombreux dessins automatiques mais subit toujours l'influence du cubisme: La Route de Picardie (1924), Massacre dans un Champs (1933). Il voyage en Allemagne et dans les Pays-Bas, illustre Justine de Sade et réalise sa première sculpture: Métamorphose. 

En 1933, il expose avec Miro à New York et exécute des décors pour des ballets. Dès 1934, il séjourne en Espagne où il peint des tauromachies et des insectes. 

En 1942, il fait un séjour aux USA et aux Antilles et, en 1946, revient en France et se fixe à Aix-en-Provence. Il réalise alors des eaux-fortes pour L'Espoir et Les Conquérants de Malraux, des lithographies et des dessins pour Bestiaire et Mythologie ainsi que des paysages de Provence. le chantier de dedale 1939 [web520]


André Masson - Le chantier de Dédale - 1939
le fauteuil louis XVI 1938 [web520]
André Masson - Le fauteuil Louis XVI - 1938
En 1950, une grande rétrospective de son oeuvre a lieu à Bâle (avec Giacometti) et, cinq ans plus tard, il reçoit le grand Prix National. Il expose alors à la galerie Leiris et à la Galerie Purstenberg. 

En 1962, une période de plénitude se produit dans la peinture de Masson avec des toiles comme L'Homme Ivre, Cérémonie chez Sade, Hommes écorchés et Femmes en armures (1963), Thaumaturges malveillants menaçant le peuple des hauteurs (1964). 

André Masson fut l'inventeur des tableaux de sable. La technique de son geste pictural mut une influence considérable sur l'Action Painting américaine. Sa peinture est le symbole du drame humain où se mêlent un état de fusion et de décomposition, des combats de poissons, d'insectes, des entrelacements de lignes parfois nées de l'écriture automatique.

le mur métaphysique 1940 [web520]


André Masson - Le mur métaphysique - 1940
meditation sur une feuille de chene 1942 [web520]
André Masson - Méditation sur une feuille de châne - 1940
Pygmaliun1938 [web520]
André Masson - Pygmalion - 1938
vague du futur [web520]
André Masson - Vague du futur

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21/11/2008

René Magritte

MAGRITTE_ReneRené Magritte, l'un des principaux peintres surréalistes belges, est né le 21 novembre 1898 à Lessines dans le Hainaut. Il vit successivement à Gilly, Châtelet et Charleroi.

Lorsqu'il a 14 ans, sa mère se suicide: dès son plus jeune âge, Magritte entre donc en contact direct avec la mort. En 1915, il rencontre Georgette Berger qu'il épousera en 1922. Elève de l'Ecole des Beaux-Arts de Bruxelles jusqu'en 1918, Magritte devient dessinateur dans une usine de papiers peints. Pour vivre, il réalise également des affiches de publicité. 

Le poète Pierre Bourgeois lui fait alors connaître le cubisme et le futurisme. D'abord influencé par ce dernier mouvement, Magritte, déçu de cette tentative, l'abandonne rapidement pour explorer le domaine de l'insolite et du merveilleux. En 1922, il découvre l'oeuvre de Chirico et de Picabia dont il subit l'influence. A cette époque, le groupe surréaliste belge commence à se former. Magritte n'y participe pas effectivement, mais il en subit cependant l'influence.

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René Magritte - L'Empire des lumières.
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René Magritte - La femme géante
C'est en 1924 que Magritte peint son premier tableau d'inspiration surréaliste. Ce ta­bleau intitulé Le Portrait de Pascal, aujourd'hui détruit, représentait la silhouette d'une femme avec une rose à la place du coeur. Mais le résultat de cette première tentative le déçoit: 

La rose que je mis à la place du coeur dans la poitrine d'une jeune fille nue ne produisait pas l'effet bouleversant que j'attendais... Je décidai donc vers 1925, de ne plus peindre les objets qu'avec tous leurs détails apparents cette décision me fut d'ailleurs facilitée par la longue contemplation qu'il me fut donné d'avoir dans une brasserie populaire de Bruxelles: la disposition d'esprit où j'étais me fit paraître douées d'une mystérieuse existence les moulures d'une porte et je fus longtemps en contact avec leur réalité... Je sentais que le monde, que la vie pouvaient être transformés et répondre davan­tage à la pensée, aux sentiments.

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René Magritte - La Promesse
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 René Magritte - La condition humaine
En 1925, Magritte fonde, en collaboration avec Mesens, la revue Œsophage (un seul numéro) suivie de Marie (trois fascicules). A partir de 1926, la galerie Le Centaure de Bruxelles soutient Magritte qui, en avril 1927, y fait sa première exposition. Ses peintures provoquent un véritable scandale parmi la critique et le public. Magritte nous en explique la raison:

L'on me reprocha la présence des choses que je montrais et l'absence des choses que je ne montrais pas. 

Mesens, Lecomte, Nougé, Goemans, Souris et Scutenaire fondent en 1927 la Société du Mystère qui a pour but d'organiser des échanges et des discussions, mais surtout de soutenir la peinture de Magritte. L'Ange migrateur (1926) et Au Pays de la Nuit (1928), les principales toiles de cette époque, sont encore influencées par Chirico.

Mais dès lors, Magritte crée l'insolite en juxtaposant des objets sans aucun rapport, créant ainsi un merveilleux très personnel. le double secret [web520]


René Magritte - Le double secret.
le fils de l'homme [web520]
 René Magritte - Le fils de l'homme
Les principaux tableaux de cette période sont: L'Annonciation (1929), Le Dor­meur téméraire (1930) et surtout Le Temps Menaçant (1928) où un ciel marin est occupé par un buste de femme, un trombone et une chaise.

En 1927, Magritte se rend à Paris où il rencontre les surréalistes, mais rompt rapidement avec Breton et revient en Belgique s'installer à Jette. Magritte expose alors à Paris, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, à New York et à Londres (1936) ainsi qu'à Tokyo (1937). En 1934, il se réconcilie avec Breton et l'accueille à Bruxelles où il vient faire une conférence. 

Pendant la guerre, la peinture de Magritte prend un aspect de plus en plus grotesque, mais cette "époque vache" se termine avec la libération. En 1946, il rompt à nouveau avec Breton. Ce dernier ayant reçut le manifeste des surréalistes belges (Le surréalisme en plein soleil) télégraphia à Magritte les mots suivants: "Votre dialecte et votre surréalisme en plein soleil sont cousus de fil blanc." Magritte répondit: "Mille regrets. Le fil blanc est sur votre bobine.les valeurs personnelles [web520]


René Magritte - Les valeurs personnelles.
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 René Magritte - La grande famille
Une rétrospective des oeuvres de Magritte a lieu au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 1954 et, en 1956 et 1961, il remporte le Prix Quinquennal et le Prix de la Peinture Belge. En 1964, une rétrospective à lieu à Little Rock (USA) et, en 1966, au Musée d'Art Moderne de New York. 

Magritte a aussi exécuté de nombreuses fresques, en particulier au casino de Knokke-le-Zoute, au palais des Beaux-Arts de Charleroi et au Palais des Congrès de Bruxelles. Sept mois avant la disparition de Magritte en 1967, la galerie Iolas à Paris présentait ses dernières toiles: Le Jeu de Mourre et Le Chemin de Damas. 

Tout ce qu'a peint Magritte est reconnaissable, même lorsqu'il s'agit d'êtres ou d'objets hétéroclites. C'est la nature particulière de l'assemblage, parfois humoristique, qui confère aux choses une identité nouvelle. Magritte nous a donné lui même le but qu'il s'était fixé: 

Je veille à ne peindre, dans la mesure du possible, que des tableaux qui évo­quent le mystère avec précision et le charme nécessaire à la vie de la pensée. Il semble évident que l'évocation précise et charmante du mystère consiste en des images de choses familières, réunies ou transformées de telle sorte que cesse leur accord avec nos idées naïves ou savantes.

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René Magritte - La Victoire
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René Magritte - Portrait d'Edward James
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René Magritte - La Clairvoyance
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René Magritte - La tentation de l'impossible
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René Magritte - Les deux mystères
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René Magritte - L'homme au chapeau melon
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René Magritte - Sirènes

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20/11/2008

Wilfredo Lam

wilfredo lamFils d'un commerçant chinois de Canton, fixé à Cuba et d'une mère métisse à la fois africaine, indienne et européenne, Wilfredo Lam est né à Sagna la Grande (Cuba) en 1902. Après des études à l'école des Beaux-Arts de La Havanne, il part pour l'Espagne. 

En 1931, il perd sa femme et sa fille et, chassé par l'effondrement de la République espagnole, il se réfugie à Paris où il rencon­tre Picasso qui l'encourage et l'aide. En 1938, il expose pour la première fois à Paris, galerie Pierre. 

En 1940, il rencontre les surréalistes à Marseille et, pendant la guerre, rejoint son pays natal où son oeuvre se développe considéra­blement. Il peint successivement L'Âme extérieure, La Chanteuse de Poisson, Malembo (1942), La Jungle (1943) et Chant des Osmoses (1944), peintures où la végéta­tion est le thème principal. 

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Wilfredo Lam - Carolyn
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Wilfredo Lam - Eloge rupestre de Miro.
Après la guerre, il revient à Paris et les aplats souvent sombres font apparition dans des toiles comme Non Combustibles (1949), Umbral (195O) et Trenza de aqua (1950). La simplification des figures se poursuit: on reconnaît là l'influence de Picasso: Mujer sentada (1954). Wilfredo Lam réalise également des dessins (Deux Personnages - 1957) et des pastels (La Fuite - 1957).

Grand voyageur, Wilfredo Lam participa à presque toutes les expositions surréalistes à Paris, Prague, Milan et New York. Il organisa également des ex­positions personnelles à Paris, Leon (Espagne) et surtout à New York.

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Wilfredo Lam - Ibaye
l esprit aveugle 1948 [web520]
Wilfredo Lam - L'esprit aveugle - 1948
la jungle [web520]
Wilfredo Lam - La jungle
LeGuerrier [web520]
Wilfredo Lam - Le guerrier
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Wilfredo Lam - Les bras sur la tête - 1977
tercer mundo [web520]
Wilfredo Lam - Tercer Mundo

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19/11/2008

Félix Labisse

labssNé à Douai en 1905, Félix Labisse fréquenta James Ensor à Ostende vers 1925. Autodidacte, il expose d'abord dans les régions du Nord et en particulier à Ostende, Courtrai, Anvers, puis Amsterdam et Bruxelles. 

En 1932, il vient à Paris puis expose à Cologne et en Amérique du Sud. A partir de  1934, il exécute des décors (notamment pour Jean-Louis Barrault) et illustre des livres. 

Pendant la guerre, il expose à Paris, au Salon d'Automne, au Salon des Tuileries, puis, au Salon de Mai. Sa première toile surréaliste date de 1938 et est intitulée Le Piano. Il exécute des décors pour des pièces telles que Autour d'une mère, Liliom, Noé et Hamlet ou illustre Andromède de Desnos et Sur-mâle de Jarry. 

aventure peermanente


Félix Labisse - Aventure permanente.

histoire naturelle [web520]


Félix Labisse - Histoire naturelle
Dans ses peintures d'un sadisme presque liturgique, la femme est le thème le plus fréquent: L'Arbre anthropophage (1941), L'Explorateur (1944), Le Baptême du Sang (1942) représente un buste de femme aux seins nus, tête voilée d'un linge et mains sanglantes; L'Avenir Dévoilé, est un buste de femme vêtu d'un collant fen­du d'ouvertures pour les seins. Citons encore comme autres peintures: La Menace (1943), Le Bonheur d'être aimée (1943), La Matinée Poétique (1944), L'Aventure permanente (1944) et Ophélie (1941).  

Dans un style objectif, simple et précis, Félix Labisse assemble, dans un décor emprunté à la vie courante, les objets les plus insolites, créant ainsi des rapports cocasses (La Parque du Prince - 1943).

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Félix Labisse - Femme à la cape.

le bain [web520] 


Félix Labisse - Le Bain

maquis à Malaise 1958 [web520]


Félix Labisse - Maquis à Malaise - 1958
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Félix Labisse - Zénobie - 1975

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Félix Labisse - Histoire naturelle: la locuste

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18/11/2008

Georges Grosz

grosz_sm_pg222Georges Grosz, peintre américain d'origine allemande, est né à Berlin en 1893 et y mourut en 1959. Elève des écoles de Dresde puis de Berlin, il exécute des dessins humoristiques pour les journaux. 

Après un séjour à Paris, il se rap­proche des mouvements dadaïste et futuriste (Hommage à Oscar Fanizza - 1917-1918) II revient en Allemagne et fonde la revue Pfeife. Il se lie alors au mouvement de la Neue Sachlichkeit. 

Parfait observateur de la vie quotidienne, Georges Grosz s'acharne à dépeindre, dans un graphisme expressionniste, les vices de la socié­té. Il publie plusieurs ouvrages d'un esprit caricatural où il déforme cruelle­ment la réalité. La Vie d'un Socialiste (1920), Ecce Homo (1923) et Miroir du Bourgeois (1925) qui lui voudra une poursuite en justice. Il se réfugie alors en Provence puis en Amérique où il se fixe en 1933 et se fait naturaliser en 1938.

Dans la dernière partie de sa vie, il renie l'art moderne et préconise un retour au réalisme rigoureux. Le Musée National d'Art Moderne possède son Etala­ge de Boucherie de 1931. 

Si, dans le cadre de cette étude, nous retenons le nom de Georges Grosz, c'est parce que, tout comme le mouvement dada dont il fit partie, cet artiste a laissé une image cruelle et même féroce du trouble moral de son temps.

eclipse du soleil [web520]


Georges Grosz - Eclipse.
les automates républicains 1920 [web520]
Georges Grosz - Les automates républicains - 1909
les piliers de la société [web520]
Georges Grosz - Les piliers de la société

suicide [web520]


Georges Grosz - Suicide
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Georges Grosz - L'Agitateur

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