30/09/2008

Les principaux Dadaïstes

  • ARP Hans
  • SAADER Johannes
  • BAARGELD Johannes Théodor
  • BALL Hugo
  • BRETON André
  • BUFFET-PICABIA Gabrielle
  • CENDRARS Blaise
  • DOESBURG Theo van
  • DUCHAMP Marcel
  • EINSTEIN Carl
  • ELUARD Paul
  • ERNST Max
  • GROSZ George
  • HARDEKOFF Ferdinand
  • HAUSMANN Raoul
  • HEARTFIELD John
  • HENNINGS-BALL Emmy
  • HUELSENBECK Richard
  • HUIDOBRO Vincente
  • ILIAZDE (Ilya Zdanevick)
  • JANCO Marcel
  • JUNG Franz
  • MEHRING Walter
  • PANSAERS Clément
  • PERET Benjamin
  • PICABIA Francis
  • RAY Man
  • RIBEMONT-DESSAIGNES Georges
  • RICHTER Hans
  • SATIE Erik
  • SCHWITTERS Kurt
  • SERNER Walter
  • SOUPAULT Philippe
  • TZARA Tristan
  • VACHE Jacques

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29/09/2008

Périodiques Dada

  • The Blind Man - Marcel Duchamp (un seul numéro en 1917)
  • Blutige Ernst - Grosz et Garl Einstein (Berlin 1919)
  • Bulletin D - Baargeld et Ernst (Cologne 1919 - un seul numéro)
  • Cabaret Voltaire - Hugo Ball (Zurich 19I6 - un seul numéro)
  • Caméra Work – Stieglitz (New York 1919)
  • Cannibale - Picabia (Paris 1920 - deux numéros)
  • Club Dada - Huelsenbeck, Jung et Hausmann (Berlin 1918 - un seul numéro)
  • Coeur à Barbe - Le Journal transparent - Tzara (Paris 1922 - un seul numéro)
  • Contimporanul - Janco, Costin, Jon Vinea (Bucarest 1922-26)
  • Dada – Tzara (Zurich, Paris 1917-20)
  • Der Dada – Hausmann (Berlln 1919-1920)
  • Dada au Grand Air. Der Sängerkrieg in Tirol (Paris 1921)
  • Dada soulève tout - pamphlet publié le 12 janvier 1921
  • Dada-Tank - Dragan Alekaic (Zagreb 1922)
  • G. Material zur elementaren Geltaltung -  Hans Richter (1923-26)
  • Gegenstand. Internationale Rundschau der Gegenwart - El Lisaitzky et Ilia Ehrenburg.
  • Das Hirngeshwûr - Walter Serner (Zurich 1919) (non publié)
  • Jedermann sein eigner Fussball - Grosz et Jung (Berlin 1919 - un seul numéro)
  • Littérature: 1ère série - Breton, Aragon, Soupault (Paris 1919-1921: 20 numéros)
  • Littérature: 2ème série - Breton, Soupault (Paris 1922-1924: 13 numéros)
  • Ma - Ludwig Kassàk (Vienne 1918-25)
  • Maintenant – Cravan (Paris 1913-15)
  • Der Marstall - Hanovre, Steegemann (1920)
  • Mécano - Van Doesburg (Leiden 1922-23)
  • Merz - Schwitters (Hanovre 1923-32)
  • Neue Jugend – Berlin - Malik-Verlag (1916-1917)
  • New York Dada - Duchamp et Man Ray (New Yokk 1921- un seul numéro)
  • Nord-Sud - Revue littéraire - Reverdy (Paris 1917)
  • Die Pleite - Grosz et Wieland Herzfelde (Berlin Malik-Verlag 1919-1924)
  • La Pomme de Pins – Picabia (Paris 1922 - un seul numéro)
  • Proverbe - Eluard (Paris 1920)
  • Rongwrong – Duchamp (New York 1917 - un seul numéro)
  • Die Schammade - Ernst (Cologne 1920 - un seul numéro)
  • 391 – Picabia (Barcelone, New York, Zurich, Paris 1917-1924)
  • 291 - Stieglitz (New-York 1915-1916)
  • Der Ventilator - Baargeld (Cologne 1919)
  • Vertical - Guillermo de Torre et Jacques Edward (Madrid 1920)
  • Z. - Paul Dermée (Paris 1920 - un seul numéro)
  • Der Zeltweg - Otto Flake, Walter Serner et Tzara (Zuriwh 1919 - un seul numéro)

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28/09/2008

Chronologie Dada

1907

  • A New York, Stieglitz adjoint une galerie de peinture à la Galerie 291 et se tourne vers la peinture d'avant-garde. 

1908

  • Arp à Paris. 

1913

  • A New York: Armory Show, Exposition Internationale d'Art Moderne (Salon des Indépendants)
  • Marcel Duchamp et Picabia exposent à l'Armory Show.
  • Picabia expose à la Galerie 291 et Man Ray à la Galerie Daniel 

1914

  • A New York, Marcel Duchamp exécute ses premiers ready-made. 

1915

  • Arrivée de Hans Arp et de Hugo Ball à Zurich.
  • A New-York, Duchamp rencontre Man Ray, Picabia, Cravan, Stieglitz et Arensberg.  

1916

  • 1er février: Hugo Ball crée le Cabaret Voltaire à Zurich
  • 5 février: première réunion des dadaïstes Ball, Richard Huelsenbeck, Marcel Janco, Hans Arp et Tristan Tzara.
  • 15 février: Tzara fonde la revue Dada. Création d'une galerie.
  • 14 juillet: Première grande manifestation dada au Zunfthaus zur Waag à Zurioh.
  • Publication du premier texte dada: La Première Aventure Céleste de Monsieur Antipyrine
  • Publication des revues Cabaret Voltaire à Zurich et de 391 par Picabia à Barcelone.
  • Breton à Nantes avec Vaché: L'art est une sottise.
  • A Berlin, Wieland et Herzfelde publient Neue Jugend, Jung et Haus-mann créent la revue Die Freie Strasse 

1917

  • Exposition de Kandinsky, Klee, Chirico, Savinio, Kokoscka, Arp, Ernst et Richter à Zurich.
  • Hugo Ball écrit des poèmes phonétiques.
  • Premier numéro de la revue Nord-Sud avec Apollinaire, Max Jacob, Breton, Aragon et Soupault.  

1918

  • Septembre: exposition chez Wolfsberg de Arp, Janco, Baumann, Mc Couch, Hennings, Morach, Picabia.
  • Picabia se rend à Zurich et y publie le N°8 de 391
  • Premier Manifeste Dada
  • A Berlin: premier discours dada par Huelsenbeck; Manifeste Dada, Club Dada.
  • Activité dadaïstes à Cologne: publications de Ernst, Arp et Baargeld.

1919

  • 9 avril: apogée du mouvement à Zurich au Saal der Kaufleute.
  • Octobre: Tzara, Otto Flake et Walter Serner publient la revue Der Zeltweg.
  • Duchamp: La Joconde L.H.O.O.Q.
  • Anthologie Dada à Zurich: Tzara, Picabia, Cocteau, Reverdy, Aragon, Sou­pault, Breton, Radiguet, Ribemont-Dessaigne, Gabrielle Buffet, Birot. Tzara et Picabia à Paris.
  • Création de la revue Littérature par Aragon, Soupault et Breton. 

1920

  • Apogée du mouvement à Berlin avec la Erste Internationale Dada-Messe à la galerie Finanz-Dada.
  • 5 février: lecture du Manifeste de Picabia au Salon des Indépendants à Paris.
  • 27 mars: publication de DADAphone et grande manifestation au Théâtre de l'Oeuvre.
  • 26 mai: apogée du mouvement à Paris avec la manifestation de la Salle Gaveau.
  • Publication de 7 manifestes dada
  • Publication des Champs Magnétiques de Breton et Soupault (premiè­re expérience de l'écriture automatique).
  • Collages de Max Ernst.
  • Publication de 391 à Paris. 

1921

  • Man Ray à Paris et y rencontre Tzara, Aragon, Soupault, Péret, Eluard
  • et Breton.
  • Exposition de Man Ray à la Galerie Six
  • Ernst et Picabia exposent à la galerie Au Sans Pareil.
  • Publication le 12 janvier du pamphlet Dada soulève tout.
  • 14 avril: excursion à Saint-Julien-le-Pauvre
  • 13 mai: Procès Barrès.
  • Rupture de Breton et de Tzara.
  • Exposition de Man Ray à Paris 

1923

  • Duchamp déclare son Grand Verre terminé.
  • Disparition rapide du mouvement à Berlin.
  • 6 juillet: ultime manifestation Dada au Théâtre Michel à Paris.  

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27/09/2008

Déclarations dadaïstes

La raison est une lumière qui fait voir les choses comme elles ne sont pas, et puis, du reste, comment sont-elles?

Picabia 

C'est fini la peinture. Qui ferait mieux que cette hélice? Dis, tu peux faire ça? 

Duchamp 

Je suis pour l'action, pour la continuelle contradiction aussi; je ne suis ni pour ni contre et je n'explique pas, car je hais le bon sens.  

Tzara 

Chaque page doit exploser, soit par le sérieux profond et lourd, le tourbillon, le vertige, le nouveau, l'éternel, par la blague écrasante, par l'en­thousiasme des principes ou par la façon d'être imprimée.  

Qu'est-ce que c'est beau? Qu'est-ce que c'est laid? Qu'est-ce que c'est grand, fort, faible? Qu'est-ce que c'est Carpentier, Renan, Foch? Connais pas. Qu'est-ce que c'est moi? Connais pas, connais pas, connais pas. 

Ribemont-Dessaigne 

Dada est l'art sans pantoufles ni parallèles; qui est contre et pour l'uni­té et décidément contre le futur... Nécessité sévère sans discipline ni mo­rale et crachons sur l'humanité.  

Tzara.  

PANTINS-PANTINS-PANTINS - voulez-vous de beaux pantins de bois coloriés? Deux yeux flamme-morte et la rondelle de cristal d'un monocle - avec une pieuvre machine à écrire - j'aime mieux. 

Plus de peintres, plus de littérateurs, plus de musiciens, plus de sculpteurs, plus de religions, plus de républicains, plus de royalistes, plus d'impérialistes, plus d'anarchistes... plus rien, rien, RIEN, RIEN, RIEN. 

Vaché.

26/09/2008

Post-dada et néo-dada

En 1924, le mouvement dadaïste avait complètement disparu dans tous les endroits où il s'était manifesté. Cependant, les dadaïstes survivent... 

En 1927, Arp reçoit la commande de la décoration du restaurant Aubette à Strasbourg; pour cette gigantesque réalisation, il collabore avec sa femme Sophie et avec son ami Van Doesburg.  

aubette strasbourg


Hans Arp, Sophie Taeuber, Théo van Doesburg: le restaurant de l'Aubette de Strasbourg (après sa rénovation).

Eggeling et Richter composent des tableaux-rouleaux Horizontal-Vertikal Messe de Eggeling et Preludium de Riohter. Ainsi, ils se tournent tous deux vers les premiers films abstraits. En 1920, Eggeling réalise La Symphonie diagonale et la même année, Richter tourne Rythme 21.
 

Picabia, lui aussi se tourne vers le cinéma et réalise un film en collaboration avec René Clair, Duchamp et Man Ray. Quant à Marcel Janco, il reprend son métier d'architecte. 

En Russie et dans de nombreux autres pays, des mouvements et des revues semblables à Dada font leur apparition, sans atteindre cependant l'ampleur des premiers mouvements Dada. 

Quant à l'influence sur l'art contemporain du dadaïsme, nous ne devons pas le négliger: le Pop-art, le Nouveau Réalisme, les Assemblages et les objets que nous proposent l'art contemporain en sont des exemples frappant. Marcel Duchamp nous apporte à ce sujet un avis contradictoires: 

Ce Néo-Dada, qui se nomme maintenant Nouveau Réalisme, Pop-art, Assemblage, etc. est une distraction à bon marché qui vit de ce que Dada a fait. Lorsque j'ai découvert les ready-made, j'espérais décourager le carnaval esthétique. Mais les néo-dadaïstes utilisent les ready-made pour leur découvrir une valeur esthétique. Je leur ai jeté le porte-bouteilles et l'urinoir à la tête comme une provocation et voila qu'ils en admirent la beauté esthétique.

25/09/2008

Dada soulève tout

Au début de 1921, un pamphlet intitulé Dada soulève tout proclame le côté international du mouvement. Le 2 mai 1921, André Breton présente Max Ernst à la galerie Au Sans Pareil où, le mois suivant, Picabia expose ses oeuvres. 

dada_soulve_tout [web520]


Dada soulève tout.

Mais le public, déjà habitué aux scandales Dada, se désintérresse peu à peu du mouvement. Dada piétine et le patron sur lequel étaient calquées les manifestations ne se renouvelle pas. Vu cette situation, les dadaïstes établissent deux nouveaux projets: des excursions et le procès factice de Barrès.
 

Le 14 avril 1921, une première excursion est organisée à Saint-Julien-le-Pauvre. Mais la pluie est aussi au rendez-vous; personne ne vient et cette première et dernière excursion se solde par un échec total. 

Le procès Barrès, mélange de farce et d'idéalisme, réunira pour la dernière fois les dadaïstes dont certains prirent très au sérieux cette dernière manifestation. Breton, assisté de Dermée et Fraenkel, était le président de la cours, Ribemont-Dessaigne le procureur, Aragon et Soupault les avocats, Tzara, Rigaut, Péret et d'autres les témoins, tandis que Barrès, jugé par contumace pour "crime contre la sûtreté de l'esprit" était représenté par un simple mannequin. 

A la suite le cette "affaire Barrès", les chemins des trois groupes formés autour de Breton, Tzara et Picabia se séparèrent. Le trois expositions et les publications continuèrent mais perdirent peu à peu leur caractère provocateur, tandis que les dadaïstes vivent de leurs expériences séparément.  

Breton décide alors de réunir un congrès Dada, idée tout à fait contraire aux principes du mouvement. Ce congrès aurait pour but de comparer les éléments du style Dada avec ceux des cubistes, orphistes, puristes, etc.. Breton invite à ce congrès Léger, Delaunay, Ozenfant, Paulhan, Vitrac et Auric. Devant les mesures strictes que décide Breton (interdiction de la parole aux saboteurs et exclusion des fauteurs de troubles), Tzara se désolidarise carrément de son ancien ami et proclame que le congrès a simplement pour but de décider "si une locomotive est plus moderne qu'un haut de forme". De plus, l'idée d'admettre une discussion objective semble pour lui totalement contraire à l'esprit Dada. Breton qui prenait se congrès très au sérieux, commet l'erreur de traiter Tzara de "venu de Zurich" et "d'imposteur avide de publicité". Devant cette situation, il décide de supprimer le congrès. 

Tzara et ses amis répliquent par un pamphlet, Le Coeur à Barbe, rédigé par Huidobro, Péret, Satie, Serner, Duchamp, Soupault, Arp, Dermée et Cocteau. 

Picabia, pendant ce temps, transforme le N°15 de 391 en Philaou-Thibaou. Ses anciens amis se séparent de lui et se rangent avec Tzara tandis que Picabia soutient Breton dans son pamphlet La Pomme de Pins. 

Le 6 juillet 1923, au Théâtre Michel, a lieu l'ultime manifestation Dada. Au programme des oeuvres d'Auric, Milhaud, Satie, Stravinsky, des danses dans des costumes de Sonia Delaunay et avec des décors de Van Doesburg, divers films de Sheeler, Hans Hichter et Man Ray, Mouchez-vous de Ribemont-Dessaigne, des poèmes phonétiques, des récitations de poèmes de Marcel Herrand et le clou de la soirée: Le Coeur à Gaz de Tzara. 

Dès le début de la re­présentation de cette dernière oeuvre, Breton monte sur la scène et malmène les acteurs, produisant ainsi la mêlée générale. La police doit intervenir pour ramener le calme.  

En mai 1922, à Weimar, à l'occasion de la fête du Bauhaus, Van Doesburg, Hans Arp, Schwitters et Richter formèrent la dernière réunion d'artistes Dada.  

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 Francis Picabia: couverture pour le n°8 de la revue 391

Quant à Picabia, il se tourne contre Rimbaud qui, à l'époque, jouit d'une certaine cote littéraire, et se sépare de ses anciens amis. En novem­bre 1924, il fonde avec Dermée et Duchamp un nouveau mouvement: l'Instantanéisme, dernier résidu Dada, auquel il consacre le dernier numéro (N°19) de la revue 391 dans lequel il critique aussi André Breton. 

C'est à partir de ces résidus dada que Breton fonde alors un nouveau mouvement qu'Apollinaire appellera "surréaliste".

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24/09/2008

Dadaphone

dadaphone 7 [web520]


Dadaphone n°7

Le 27 mars 1920, le N° 7 de la revue Dada baptisée DADAphone donne lieu à une grande manifestation au Théâtre de l'Oeuvre ou cours de laquelle on présente des oeuvres telles que La Première Aventure Céleste de Monsieur Antipyrine de Tzara, Le Servin Muet de Eibemont-Dessaigne, S'il vous plait de Breton et Soupault, Le Ventriloque déssaccordé de Paul Dermée et le Manifeste Cannibale dans l'Obscurité de Picabia (lu par Breton) dont voici un large extrait:
 

Tous êtes accusés, levez-vous. L'orateur ne peut vous parler que si vous êtes debout.

Debout comme pour la Marseillaise,
debout Gomme pour l'hymne russe,
debout comme pour le God save the King,
debout comme devant le drapeau.
Enfin debout devant dada qui représente la vie et qui vous accuse de tout aimer par snobisme du moment que cela coûte cher
Vous vous êtes tous rassis? Tant mieux, comme cela vous allez m'écouter avec plus d'attention.
Que faites-vous ici, parqués comme des huîtres sérieuses - car vous êtes sérieux, n'est-ce pas?
Sérieux, sérieux, sérieux jusqu'à la mort.
La mort est une chose sérieuse, hein?
On meurt en héros ou en idiot, ce qui est la même chose.
Le seul mot qui ne soit pas éphémère c'est le mot mort. Vous aimez la mort pour les autres.
A mort, à mort, à mort.
Il n'y a que l'argent qui ne meurt pas, il part seulement en voyage.
C'est le Dieu, celui qu'on respecte, le personnage sérieux - argent respect des familles. Honneur, honneur de l'argent; l'homme qui a de l'argent est un homme honorable.
L'honneur s'achète et se vend comme le cul. Le cul, le oui représente la vie représente la vie comme les pommes frites, et vous tous qui êtes sérieux, vous sentirez plus mauvais que la merde de vache.
DADA lui ne sent rien, il n'est rien, rien, rien.
Il est comme vos espoirs:rien
comme vos paradis: rien
comme vos idoles: rien
comme vos hommes politiques: rien
comme vos héros: rien
comme vos artistes: rien
comme vos religions: rien
Sifflez, criez, cassez-moi la gueule et puis et puis? Je vous dirai encore que vous êtes tous des poires. Dans trois mois, nous vous vendrons, mes amis et moi, nos tableaux pour quelques francs.  

Extrait de Dada N°7, DADAphone, Paris, 1920. 

Le 26 mai 1920, le mouvement atteignit son apogée avec la manifesta­tion monstre de la Salle Gaveau. On avait annoncé que les dadaïstes se couperaient mutuellement les cheveux sur la scène et le public, voulant maintenant participer directement à ce genre de manifestation, s'était muni des projectiles les plus divers. Mme Gaveau, craignant pour sa salle, mani­festa son mécontentement de même qu'André Breton: ce dernier devait en effet interpréter des oeuvres de Tzara qui craignait le public et, de plus, détestant par dessus tout la musique, il devait supporter la Symphonie à la Vaseline du même Tzara. Le spectacle obtint cependant un énorme succès auprès des mouvements littéraires et même dans les salons où on commençait enfin à parler de Dada.

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