18/12/2008

Antonin Artaud

Artaud antoninAntonin Artaud est né à Marseille le 4 septembre 1896. Dès son plus jeune âge, il souffre de troubles psychiques qui devaient transformer sa vie en un terrible et douloureux calvaire. Dès 1915, il écrit ses premiers poèmes Sonnets Mystiques et, attiré par le théâtre, débute ensuite à l'Atelier sous la direction de Charles Dullin. 

En 1920, il se fixe à Paris où il joue avec Jouvet et Pitoeff. Il fréquente également Jacques Rivière et les milieux de la MF. En 1924, il adhère au mouvement surréaliste auquel il communique son exaltation fiévreuse. L'année suivante, il dirige la Centrale Surréaliste qui, selon lui, a pour "but principal d'étudier les moyens d'un reclassement géné­ral de la vie". Mais en 1927, il conteste violemment les prises de position surréalistes et répond au manifeste Au Grand Jour par le pamphlet intitulé A la Grande Huit ou le Bluff Surréaliste. Cependant, malgré cette rupture, Artaud reste fidèle à l'esprit surréaliste qu'il contribue à faire rayonner. 

De 1926 à 1955, il se consacre plus spécialement au théâtre et au cinéma. En 1926, il fonde avec Aron et Vitrac le Théâtre Alfred Jarry et tourne comme acteur sous la direction d'Abel Gance et de Dreyer. Il figure notamment comme acteur dans L'Opéra de Quat'sous (de Palst) et dans Jeanne d'Arc (de Dreyer). 

En 1936, Artaud se rend au Mexique et assiste chez les Indiens Tarahumaras, aux cérémonies de la danse du peyotl qui lui causent un choc émotif d'une exceptionnelle intensité. L'année suivante, sur un navire qui le ramène d'Ir­lande, Artaud donne des signes d'agitation tels qu'il est interné à son arri­vée au Havre. Il restera enfermé près de dix ans à Sotteville-lès-Rouen, Sainte-Anne, Ville-Evrard et finalement à la clinique de Rodez. Rendu à la liberté en 1946, les surréalistes organisent en son honneur une soirée d'hommage au Théâtre Sarah Bernhard. Il meurt le 4 mars 1948, à Ivry, dans un état voisin de la misère.

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Clovis Trouille - Cérémonial saphyque.

13/12/2008

Louis Aragon

Aragon LouisLouis Aragon, poète français, est né à Paris en 1897. Après avoir fait des études de médecine, il se lie d'amitié avec André Breton, qu'il rencontre au Val de Grâce en 1917, ainsi qu'avec Philippe Soupault. En 1919, il fonde, en collaboration avec ses deux amis, la revue intitulée par antiphrase Littérature, laquelle deviendra le principal organe du mouvement Dada parisien. 

En 1920, Aragon publie Feu de Joie suivi, en 1925 de Mouvement perpétuel. Louis Aragon prend une part active à l'élaboration du surréalisme dont il est un des principaux organisateurs. Pour lui, le surréalisme est un point de départ, un moyen de libération: dans Feu de Joie il écrit par exemple: 

Le monde à bas, je bâtis plus beau.  

En 1950, il se rend en URSS pour présenter les théories surréalistes au deuxième congrès des écrivains réunis à Kharkov. En 1951, il publie Front Rouge, ce qui lui vaut d'être inculpé de "provocation au meurtre" et d'"exci­tation de militaires à la désobéissance". Ses amis surréalistes tentent de prendre sa défense et André Breton publie à cette intention Misère de la Poé­sie. Mais Louis Aragon se désolidarise de ses amis et adhère au Parti Commu­niste français. Depuis lors, son activité, en rupture totale avec les positions qui avaient été les siennes dans le passé, cesse de concerner le surréalisme. 

Citons encore comme autres recueils de poésie: Le Crève-cœur (1941), Cantique à Elsa (1941), Les Yeux d'Elsa (1942), Brocéliande (1942), Le Musée Grévin (1945), Je te salue, ma France (1944), La Diane française (1944), En étrange pays dans mon pays lui-même (1945-1947) et Le Nouveau Crève-cœur (1948). 

Louis Aragon a écrit également de nombreux romans dont les principaux sont: Le Paysan de Paris (1926), Les Cloches de Bâle (1934), Les Beaux Quartiers (1956), Les communistes (1949-1951), La Semaine Sainte (1958).

19:00 Écrit par Lucky dans 15 Poètes A-Z | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : louis aragon |  Facebook |